Cyclistes : Connards à pédales ou Héros en lycra ?

Par : La Vie en Rose - Catégories : Ça m'énerve!

Cyclistes : fléau à roulettes ou fléau tout court ?

Le syndrome du rayon de soleil

Le printemps arrive. Les oiseaux chantent. Les arbres bourgeonnent. Et les cyclistes sortent de leur grotte, attirés par les UV comme des mouches sur un étron.
Soudain, la ville, les parcs et les bords de rivière se remplissent de bipèdes à roulettes, convaincus que chaque sentier est une étape du Tour de France.
Pourquoi ? Pour emmerder le monde, très probablement. Et avec le sourire en prime.
C'est un vrai phénomène sociologico-météorologico-saisonnier : dès qu’il y a trois rayons de soleil et deux bourgeons, les cyclistes "du dimanche" sortent en meute.
Et là, ce n’est plus une balade en famille. C’est Mad Max sur pistes cyclables.
Un défilé de casques brillants, de mollets prétentieux, de vélos qui coûtent un SMIC et de regards hautains.

Ce qu'on en pense ?
Ben... entre ceux qui jouent les rois de la route avec leur lycra moulant couleur sponsorisé par Lidl et leur air supérieur façon "je sauve la planète avec mon Trek en carbone", et ceux qui foncent à 40km/h en râlant parce que vous avez pas vu arriver leur gros cul en VTT full suspension... y'a de quoi vouloir balancer des bâtons dans les rayons.
Et ne parlons même pas de leur allergie à la sonnette. Non, eux, ils préfèrent vous frôler à 5 cm du coude et vous insulter après coup, façon ninja frustré.
D’ailleurs, plus ils ont un casque avec visière, un compteur GPS et des gants en gel, plus ils sont persuadés d’avoir tous les droits.
Comme si la technologie compensait le QI.

Le grand catalogue des nuisances cyclistes

Faut-il être con pour devenir cycliste, ou est-ce le vélo qui vous lobotomise ?

C’est une vraie question. Presque philosophique.
Certains débarquent déjà bien attaqués du bulbe, d’autres le deviennent à force de pédaler.
À croire que chaque tour de roue érode un peu plus le cerveau et gonfle l’égo.
Et ne venez pas pleurnicher avec vos "pas tous les cyclistes"… on sait. C’est comme "pas tous les hommes", ça commence à bien faire.

Entre messie de l’écologie et connard en collants

Voici le florilège du cycliste moyen :

  • celui qui croit qu’en pédalant, il sauve des bébés phoques (mais pue la sueur éthique)
  • celui qui vous regarde comme une crotte sur son itinéraire sanctifié
  • celui qui dépasse sans prévenir, en vous frôlant comme un drap-housse mouillé
  • et bien sûr, l’élite : le cycliste full-équipement, sponsorisé par Décathlon et l’arrogance

Spoiler : un short rembourré ne donne pas de super-pouvoirs. Il donne juste l’air con. Et parfois des irritations.

Quand la route devient une scène de théâtre (mal joué)

Le théâtre corporel de la supériorité

Y’a un truc fascinant avec eux : leur langage corporel.
Tout est passif-agressif.
Le regard noir en vous dépassant, genre "tu m'as ralenti donc tu mérites la mort sociale".
Le petit soupir exagéré qui dit "je suis obligé de partager mon espace avec ces primates à deux jambes".
Et bien sûr, la posture "dos droit – bras tendus – mâchoire crispée" : le combo parfait pour signifier qu’ils sont en mission divine.
On dirait qu’ils rejouent Gladiator mais en collants fluo et sans les lions.

La gestion de l’espace façon armée d’occupation

Et alors leur gestion de l’espace…
Si le chemin fait 1,80 m de large, ils seront quatre de front.
S’ils sont deux, ils zigzagueront pour occuper toute la largeur.
C’est une performance de synchronisation : la connerie en peloton.
On pourrait croire à un flashmob, mais non. Juste des gens persuadés que "partagé" veut dire "réservé à eux".

Le pompon ?
Leur fameuse pause hydratation.
Arrêt brutal en plein milieu du passage.
Une gorgée de flotte, une bouchée de barre protéinée, un coup d’œil à leur montre connectée…
Et vous, vous attendez derrière, à espérer un signe de vie, ou au moins un minimum de conscience de l’environnement.
Mais non. Ils sont dans leur bulle. Une bulle en lycra, hermétique à la société.

Strava mon amour : l’orgasme numérique du cycliste frustré

Du plaisir au tableau Excel

Y’a un nouveau genre humain : le cycliste sous dopamine numérique.
Son carburant ? Strava, Komoot, Garmin, et tous ces trucs qui transforment une balade dans les bois en simulation de contre-la-montre olympique.
Et tout ça pour quoi ? Battre un record bidon sur 2,4 km de faux plat avec un vent arrière.

Il ne regarde plus le paysage. Il regarde sa moyenne.
Il ne vit plus l’instant. Il vit le chrono.
Et quand, malheur, une mamie traverse au mauvais moment et ruine son segment... c’est la tragédie. Il lui lance un regard comme si elle venait de lui saboter son baptême.

La balade militaire du week-end

Le type est en vacances, il a posé 10 jours pour "se vider la tête", mais il passe 8h par jour à checker ses stats cardio.
Il bouffe du gel énergétique à la fraise chimique et vous parle de "zone 3 d'effort" alors qu’il roule à côté d’un étang plein de canards.
On est où, là ? Dans un stage commando ou dans une comédie sociale sur Arte ?

Quand le cycliste se prend pour un sound system

Avant, les gens mettaient des écouteurs. Discrets, personnels, presque civilisés.
Mais maintenant, certains ont décidé que leurs goûts musicaux devaient irradier l’espace public. Bienvenue dans l’ère du cycliste équipé d’une mini-barre de son Bluetooth fixée au cadre, alias le cycliste DJ. Cette bénédiction sonore sur roues qui transforme chaque piste en boîte de nuit ambulante pour sourds volontaires. Le mec a un VTT, mais dans sa tête, il est au festival de Tomorrowland.
Volume à fond, basses saturées, playlist douteuse à base de reggaeton auto-tuné ou de techno hardcore allemande des années 2000. Et vous, vous n’avez rien demandé, mais vous êtes là, à partager son moment de grâce, façon otage auditif.

Niveau sécurité, on pourrait croire que c’est mieux qu’un casque dans les oreilles. Sauf que non. Le seul truc qu’il n’entend pas, c’est vous qui râlez derrière, les chiens qui aboient, les gosses qui pleurent, ou la sonnette d’un autre connard en approche.
Le seul effet réel ? Personne ne s’entend plus. Lui, il est dans son clip. Vous, dans son enfer. Et la bande-son, c’est du David Guetta période dépression, une douce symphonie de haine acoustique.

Caméra embarquée et passif-agressivité

Et que dire de ces cyclistes qui se baladent avec une GoPro fixée au casque, façon milicien de la piste cyclable.
Tout est filmé, tout est documenté. Vous traversez un peu lentement ? BIM, vous êtes sur TikTok avec la légende "piéton inconscient manque de me faire chuter".
C’est pas un cycliste, c’est un influenceur sécurité routière avec une revanche à prendre sur l’humanité.

Et ce "merci" ironique qu’ils balancent en vous dépassant, voix mielleuse, ton venimeux : “Merciii…”
Traduction : “meurs, sale bipède inutile.”
C’est plus de la mobilité douce. C’est de la mesquinerie mobile.

La piste cyclable, ou comment peindre une ligne et croire qu'on a sauvé la ville

Mention spéciale aux municipalités qui repeignent les trottoirs à la va-vite pour dire “regardez comme on est cyclo-friendly”.
Résultat ? Une piste cyclable de 12 cm de large qui traverse un rond-point, coupe une terrasse de bar et finit dans un escalier.
C’est pas de l’urbanisme. C’est un piège à con sponsorisé par la mairie.

En couple, en enfer, sur deux roues

Une autre mention très spéciale aux couples qui font du vélo ensemble.
Pas pour le plaisir, non. Pour vivre un conflit passif-agressif à ciel ouvert.

D’un côté, l’un qui trace, sûr de lui, coach de pacotille qui lance des "tu pourrais faire un effort", alors que l’autre souffle comme un phoque asthmatique.
De l’autre côté, celui ou celle qui pédale à contre-cœur, se demande pourquoi il a dit oui à ce cauchemar, et rumine ses envies de meurtre en silence.
Résultat : une ambiance de divorce au ralenti, qui transpire la haine conjugale.

Ils s’arrêtent tous les 100 mètres. Pas pour admirer le paysage, hein.
Pour ajuster un cale-pied, râler sur un dérailleur imaginaire ou s’engueuler sur l’itinéraire.
Et vous vous êtes là, coincé derrière eux, témoin involontaire de cette sitcom sous tension.

Ça vous rapproche, le vélo ? Oui, si l’objectif est un arrêt cardio sur litige affectif.

Les enfants à vélo : les projectiles de l’innocence

Alors eux… eux, c’est pas leur faute.
Mais c’est pas une raison pour ne pas les maudire quand ils foncent sur vous comme des missiles téléguidés par Satan.

Casque fluo vissé sur la tête, stabilisateurs grinçants, regard flou... et surtout : zéro maitrise.
Ils ne freinent pas. Ils visent.
Ils hurlent. Ils rient. Ils foncent.
Et quand ils frôlent votre rotule, c’est vous qu’on regarde de travers parce que “c’est un enfant, faut être tolérant”.
Ah oui ? Eh bien que l’enfant apprenne à piloter avant de s’attaquer aux zones densément peuplées, genre le trottoir.

Et les parents ? Les rois du lâcher-prise.
Ils sont trois kilomètres derrière, en train de discuter brunch et quinoa, pendant que leur progéniture tente de provoquer un carambolage intergénérationnel.
Et quand on leur fait remarquer gentiment que leur môme vient de frôler un septuagénaire, ils répondent “oh mais il apprend, hein !”.
Oui. Il apprend. À être un petit connard roulant.

Ajoutez à ça la version tandem avec siège bébé intégré, et c’est bon, on a tout : un cirque mobile.
Entre les jambes qui pendent, les peluches qui tombent et les pleurs en stéréo, on se croirait dans un épisode de Koh-Lanta version crèche.

La sonnette, cette fonction oubliée

Elle est là. Sur le guidon. Petit bouton, gros potentiel.
Mais apparemment, c’est trop demander.
Pourquoi prévenir qu’on arrive ?
C’est tellement plus classe de débouler à 35km/h derrière une poussette, d’esquiver un chien en laisse, et de hurler "DÉGAGEZ" comme si on jouait sa vie.
C’est sûr que si on voulait être prévenus, on aurait dû faire du spiritisme, pas une balade.

Code de la route : version cycliste

Sur les voies vertes, tout est permis.
Limitation de vitesse ? Connait pas.
Piétons ? Des obstacles vivants.
Chiens ? Des menaces terroristes.
Et quand par malheur un cycliste doit freiner à cause de vous, pauvres âmes sans roues, il s’énerve comme s’il venait de perdre la finale de Roland-Garros.
La prochaine étape ? Des klaxons de camions sur leurs vélos.

Et pendant ce temps, même les vaches savent marcher en ligne, sans bousculer personne.
Alors quoi ? On en est à envier le savoir-vivre du bétail ?

* Étude menée sur un échantillon de 37 cyclistes frustrés et 14 piétons écrasés

Plus ils sont équipés, plus ils sont cons

Petit tableau clinique du cycliste haut de gamme :

  • Casque profilé façon Playmobil sous stéroïdes
  • Lunettes de soleil en mode cyclope de l’enfer
  • Gants techniques avec gel intégré anti-frustration
  • Vélo en carbone à 3 000 € (non remboursé par la Sécu, hélas)

Résultat : une fusion parfaite entre le cycliste et son égo.
Moins d’humanité, plus de vitesse, zéro tolérance.
La technologie, c’est bien. Sauf quand ça remplace les neurones.

* Source : Observatoire International de la Connardise sur Deux Roues (OICDR)

Vélo électrique : l’assistance morale est-elle incluse ?

Fainéants à batteries

Nouvelle catégorie dans la grande famille des plaies roulantes : le cycliste à vélo à assistance électrique.
L’impression de pédaler, sans l’effort. L’illusion de l’écologie, sans le fond. L’image du "moi je fais ma part", version mensongère et motorisée.

Ces gens pensent avoir trouvé le Graal du transport : “je vais vite, sans polluer !”
Mais est-ce qu'ils ont déjà ouvert une batterie lithium-ion ? Est-ce qu'ils savent comment ça se fabrique, ce truc ? Combien d’enfants faut faire bosser dans une mine pour que madame puisse monter la côte du parc sans transpirer dans son legging pastel ?
Tout ça pour arriver au marché bio et acheter du houmous équitable en se sentant militant.

L’illusion verte et la sueur évitée

Ce n’est ni une démarche écologique, ni une prouesse sportive. C’est juste un mix de paresse déguisée et de fausse bonne conscience.
Le tout saupoudré d’un petit air supérieur, bien sûr. Parce qu’il faut voir comme ils vous doublent, sourire aux lèvres, batterie chargée à bloc, pendant que vous vous échinez à grimper à pied avec votre sac de courses.

Greenwashing sur deux roues

Le storytelling du progrès propre

"Grâce à mon vélo électrique, je fais 12 km sans polluer, sans transpirer, et sans culpabiliser."
— Témoignage authentique d’un hypocrite en gilet fluo.

Pub typique : un couple blond souriant, traversant une forêt en slow-motion, fond sonore de guitare acoustique, voix douce qui susurre : “Redécouvrez la liberté… tout en respectant la planète.”
Et pendant ce temps, derrière l’écran, une centrale à charbon turbine pour recharger la batterie de 600 Wh made in Chine qui pèse le poids d’un bébé éléphant.

Le vélo-suv : nouvelle religion urbaine

Le vélo à assistance électrique, c’est un peu le SUV du cycliste : plus cher, plus lourd, plus prétentieux, mais avec une petite feuille verte collée dessus pour faire croire que c’est écolo.
Ce n’est pas une révolution verte. C’est du capitalisme sous amphet’ avec des pédales.

Alors oui, bravo. Vous avez remplacé votre voiture… par une autre forme de dépendance énergétique.
C’est beau le progrès. Ça sent l’ozone cramé et la fausse vertu.

* Selon une étude de l’ADEME sur l’impact environnemental des batteries lithium-ion… mais chut, ça ruinerait le marketing des VAE.

Enclos pour cyclistes : un rêve à concrétiser ?

Imaginez un vaste parc dédié exclusivement aux cyclistes : des pistes sinueuses, des bosses, des descentes, le tout sans un seul piéton à l'horizon. Ils pourraient y hurler, doubler, transpirer, et se croire champions du monde sans traumatiser la vieille dame avec son yorkshire. Un lieu où le klaxon serait remplacé par des applaudissements enregistrés, et où chaque virage serait sponsorisé par une marque de lycra. Utopique ? Peut-être. Mais au moins, les trottoirs retrouveraient leur sérénité.​

Conclusion : et si on pédalait tous dans le même sens ?

Qu’on soit clair : tout le monde a le droit d’aimer pédaler.
Qu’on soit cycliste, piéton ou automobiliste, l’espace public, c’est censé être un terrain de cohabitation. Censé.
Chacun a ses défauts, ses moments d’errance mentale, et parfois un casque un peu trop serré.
Mais entre les talibans du pédalier et ceux qui vous frôlent avec la grâce d’un missile sol-sol, on se sent souvent comme un vieux clou rouillé sur leur trajectoire : inutile, méprisé, et prêt à éclater leurs pneus gonflés à l’égo.
Pourtant, au lieu de se cracher dessus à coups de sonnette et de regard noir, on pourrait peut-être juste... respirer. Lever les yeux. Ralentir.
Le véritable ennemi, ce n’est pas le cycliste en lycra ou le piéton distrait. C’est l’incivilité qui nous grignote à chaque virage, chaque trottoir, chaque segment Strava.
Et si, pour une fois, on essayait tous d’être un peu moins cons ?
Pas besoin de batterie lithium ni de compteur GPS pour ça. Juste un peu de décence, de bon sens, et d’humanité sur la selle… ou sur ses deux pieds.

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1 commentaires

Par Eric 11/04/2025 16:31:34

Un excellent article qui met en lumière les bobos qui, à l'évidence, ont dépensé des milliers d'euros pour leurs vélos en oubliant que ce n'est pas l'argent qui les rends intelligents, ni être un vrai sportif sympathique.